Lumières des Andes

les péruviens

               Je vais parler des péruviens de la campagne et plus précisément des quechuas, parce que les citadins, je les ai moins cotoyé. Les quechuas sont des gens que j'apprécie. Ils mènent souvent une vie simple sans se plaindre, sont gentils et accueillants. Ils aiment la danse, la fête, les costumes colorés et se réunir ou aller à l'église. Bon, des comme ça j'en ai vu beaucoup, mais ce n'est pas du tout un cas général. Les jeunes ont plutot tendance à aller vivre en ville maintenant et à mettre des jeans. Ceux-ci sont ouverts au monde, utilisent beaucoup internet et sont plus instruits que les anciens. A lima, des costumes colorés, on n'en voit d'ailleurs pratiquement plus. C'est vrai que dans les campagnes, les traditions sont plus préservées et que la religion catholique est très présente. Les péruviens de la campagne, que là-bas on appelle campecinos, mènent une vie simple. Ils habitent dans des maisons faites de boue séchée ou de briques, ils travaillent aux champs et se rendent en ville pour vendre leur production ou pour aller à l'église.

 

                Les quechuas sont des gens assez réservés et timides. Celà peut faire drôle car il est parfois difficile de communiquer. Il faut le savoir et aller vers eux avec humilité sans débarquer avec ses gros sabots. Certains "gringos" (ce sont les touristes) ne sont en effet pas très appréciés, et notamment les israéliens (en général des jeunes qui sortent de 3 ans d'armée et qui n'ont pas trop de tact et de savoir vivre), qui se voient fermer la porte de plusieurs agences locales. Certains préfèreront aller vivre avec d'autres compatriotes dans des lieux péblicités par les touristes. Mais à aller se mêler à la population locale, il faut comprendre que dans un café ou un restaurant, le serveur n'est pas aimable et ne sourit jamais, tout simplement parce que là-bas ça ne se fait pas. Mais au détour d'un chemin, dans la campagne, si vous adressez la parole à quelqu'un, en général, il sera heureux de pouvoir parler, en espagnol bien sur, ou encore mieux en quechua, et appréciera que l'on s'intéresse à la vie locale ou simplement de parler de choses de la vie, de société, et certains même, seront curieux de ce qui peut bien se passer en dehors des frontières de leur pays.

 

               Bien sur comme dans tout pays, il y a aussi des gens moins fréquentables. Des bandits, des arnaqueurs, mais pas seulement. Certains, y compris dans les campagnes, ont l'esprit un peu étroit, vivotent sans se poser de questions, sans aucune culture ni désir d'apprendre. En général ce sont eux qui font travailler les enfants et les traitent presque comme leur bétail. Vous les croiserez certainement ces enfants, ils sont faciles à reconnaitre, ils ont le visage fermé et n'expriment aucun sentiment. Ils n'oseront jamais ouvrir la bouche, même à y être invités, complètement inhibés. C'est peut être encore plus triste que de voir le dénument de leur milieu de vie, comme une pauvreté affective et culturelle... A ce propos, attention à ne pas encourager le travail des enfants. Il n'est peut être pas judicieux de leur acheter des allumettes ou du papier toilettes, et tous ceux qui réclament des caramelos (bonbons) ne se lavent pas les dents et ont ensuite la bouche pleine de caries...



06/08/2008
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