Lumières des Andes

lundi 14 juillet : NEVADO PISCO (5750m)

              En France, certains font la grasse mat et puis regardent le défilé militaire à la télé. Nous, on se lève á 1 h, un peu plus, parce que je l´avoue, on a eu un peu de mal à sortir du duvet. Le ptit dej est prêt, on remplit les thermos et partons vers les 2h20. Pour l´instant il fait beau et la lune ne va pas tarder à se coucher. On voit bien les étoiles et devinons quelques nuages. Assez vite les choses deviennent plus difficiles. Moi qui croyais partir me ballader au Pisco parce que c´est là que les guides locaux emmènent les touristes, y compris les non montagnards, s´acclimater à l´altitude ou faire leur premier sommet péruvien... En fait les choses commencent par une moraine abominable à traverser. On ne cesse d´y monter pour redescendre à cheminer au travers des blocs avec les grosses chaussures bien lourdes. Comme casse pattes, y a pas mieux. Et puis certains ont du mal à trouver leur chemin de nuit dans ce labyrinthe, comme Marilena, cette italienne, qui sans une bonne lampe, attend qu´une bonne âme veuille bien passer par lá. Nous la récupérons donc avec notre cordée. Elle est sportive et avance bien.

 

 

           Arrivés au glacier, nous nous encordons et chaussons les crampons. Il doit être bientôt 5 heures. Au début, la trace est bonne, jusque sur la crête. Ensuite il faut faire avec le vent et la neige froide qui n´a pas transformé. La trace est à refaire et même si un equatorien nous précède, cheminer s´avère pénible. Le jour se lève. L´approche finale, c´est carrément l´enfert, d´autant qu´il faut se dépêcher, que l´on voit les nuages menaçants arriver, et comme au Copa, on a peur de rater le sommet au dernier moment à perdre du temps à faire la trace.

 

 

Le sommet depuis le bas du glacier

 

           Mais aujourd´hui le sommet nous attendra ! C´est fatigués mais ravis que nous y mettons le pied vers les 8 h. Nous n´auront été que 4 à monter aujourd´hui, c´est assez inhabituel... ( le chilien était trop fatigué, il ne s´est pas levé). Le paysage est beau et impressionant avec les nuages d´altitude, la vague de stratus noirâtre qui se rapproche, le sommet du Huandoy qui est déjà pris dans la brume. Celui de l´Artesonraju brille encore au soleil, mais il ne tardera pas à être pris lui aussi. Faut pas trop traîner quand même... Nous redescendons en devancant de peu les nuages. Petite pause au col, reste la moraine à traverser, aussi pénible que dans l´autre sens, et nous rejoignons Edwin au camps de base.

 

 

 

 

             Après la petite sieste habituelle, nous voyons arriver des convois entiers de touristes, dont un groupe impressionant de japonais bien équipés, y compris en appareils photos. Nous montons au refuge boire un verre que nous offre Marilena. Elle y travaille pour un temps. Il s´agit en effet d´un refuge italien tenu par l´église pour faire travailler et aider les populations locales. Il est propre, bien tenu, mais pas très bon marché pour nous. Nous redescendons diner avec Edwin. Demain il faut changer de camps de base, nous allons au Chopicalqui.

 

 

               A noter qu´aujourd´hui mon appareil photo a rendu l´âme. Le blog optique est coincé, je ne peux plus rien en faire. Ça me désole terriblement mais je ne peux rien y faire. Heureusement Greg a encore son appareil argentique. Il n´y aura donc plus de photo dans mon journal avant un bon moment et elles seront moins nombeuses, mais surement très belles. Dommage, parce que je pense, il faudra attendre septembre pour les voir à prèsent...

 

 

voir les photos

 

 

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19/07/2008
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